1 200 médecins hospitaliers démissionnent de leur fonction d’encadrement !

1 200 médecins hospitaliers démissionnent de leur fonction d'encadrement
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Déplorant l’absence de négociations avec le gouvernement, ce ne sont pas moins de 1 200 médecins hospitaliers qui démissionnent de leur fonction d’encadrement

C’est une pluie de démissions qui tombe ce mardi 14 janvier 20120 au sein des établissements hospitaliers publics

Déception totale

C’est une action inédite qui fait la une de notre quotidien et qui en dit long surtout sur le malaise qui règne autour des hôpitaux français.

Mais on ne peut pas dire qu’ils n’avaient pas prévenu, et ils ont donc finalement mis leur menace à exécution.

Ce sont donc 1 200 médecins hospitaliers qui vont officiellement démissionner ce mardi de leurs fonctions. Des médecins aux postes d’administration, mais aussi aux postes de gestion et de représentation.
Une décision prise en raison de l’absence de négociations avec le gouvernement quant aux moyens alloués à l’hôpital public.

Parmi ces démissionnaires, on recense 600 chefs de service et 470 responsables d’unité. Mais c’est du côté de Marseille que l’hémorragie est la plus importante avec une cinquantaine de démissions ce jour.


Une action spectaculaire

C’est effectivement une action spectaculaire qui n’a aucun précédent et qui démontre ouvertement au pays à quel point la crise que traverse l’hôpital public est bien plus profonde qu’elle ne peut paraître.

Mais pour comprendre les raisons de cette colère inédite, il faudra remonter jusqu’au 20 novembre 2019. C’est effectivement la date à laquelle Agnès Buzyn,la ministre de la Santé, avait annoncé en grande pompe un plan d’urgence pour l’hôpital public ; jugé cependant insuffisant par les médecins démissionnaires. Ils feront part de leur « profonde déception » dans un courrier adressé au ministère et estiment qu’il manque 600 millions d’euros aux 200 millions supplémentaires débloqués par le gouvernement.

« C’est trop peu, trop partiel, trop étalé dans le temps. Nous sommes conscients qu’on ne corrige pas les insuffisances ou les erreurs du passé en deux ans mais il y a urgence.
La dégradation des conditions de travail des professionnels est telle qu’elle remet en cause la qualité des soins et menace la sécurité des patients »

Le professeur André Grimaldi, qui est membre du Collectif Inter Hôpitaux et à l’origine de cette démonstration de force explique :

« C’est un geste politique qui dit, que nous, médecins, on ne peut pas continuer comme ça.
C’est l’ultime bataille, une des dernières cartouches de l’hôpital public. Le collectif réclame une revalorisation significative des salaires des personnels hospitaliers ainsi qu’une révision profonde des financements et davantage d’embauche. »

En attente d’une réaction du gouvernement

Maintenant, il ne reste plus qu’à constater si une telle action de force et aussi percutante fera bouger les lignes ou si le gouvernement s’en moque et fera la sourde oreille.

En tous cas, ce sont des démissions qui pourraient gripper la machine en grande partie et surtout bloquer la chaîne de commandement, l’administration n’ayant plus d’interlocuteur.  Il en découle que plus aucun projet ne pourrait être vraiment porté efficacement dans un proche avenir…

Un hôpital public qui est donc bien malade et dont seul le gouvernement possède les antibiotiques entre les mains….

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