Découverte d’un étrange cafard qui a vécu au temps des dinosaures

Temps de lecture : 3 minutes

Voici la petite histoire d’une drôle de découverte de la part de chercheurs qui viennent de tomber sur un cafard coincé dans l’ambre depuis au moins 99 millions d’années



La première chose que l’on sait c’est qu’il n’aimait pas vraiment la lumière.

Un trésor pour les paléontologues

C’est sur le site sciencepost.fr que je trouve cette information tout à fait intéressante au sujet d’une découverte qui a tout à fait sa place sur ce blog de l’insolite.
Mais avant toute chose, il faut savoir que l’on trouve des dépôts d’ambre un peu partout dans le monde de nos jours.
Mais il faut également prendre conscience que les dépôts les plus intéressants pour les paléontologues se trouvent en fait au Myanmar, en Birmanie et qu’ils sont à l’origine de gisements datant généralement de la période du Crétacé, soit il y a environ 99 millions d’années.

On ne le sait pas forcément si on ne s’intéresse pas au sujet, mais de nombreuses créatures ont été retrouvées dans cet ambre birman au cours de ces dernières années.
On peut par exemple citer le cas de la découverte d’un mille-pattes, de quatre grenouilles, d’un escargot, d’un petit oiseau, d’un bébé serpent et de traditionnels restes de dinosaures.
Mais tous ces spécimens, aussi différents qu’ils soient, ont en revanche un point commun.
Tous vivaient effectivement dehors, ce qui augmente l’intérêt de cette nouvelle découverte.

Le premier spécimen troglodyte

Cette nouvelle découverte, nous la devons à Peter Vršanský et à son équipe.
Évoluant à l’Académie slovaque des sciences de Bratislava, en Slovaquie, son équipe et lui ont en effet identifié le premier spécimen troglodyte évoluant au temps des dinosaures, grâce à une identification dans l’ambre.
Ce qui signifie que cette créature vivait en fait dans une grotte.
Mais ils détermineront également que cette cette créature est en fait issue d’une famille de cafards.

Peter Vršanský expliquera alors :

“C’est clairement un habitant des grottes. Il était de couleur très pâle, à cause de la perte de ses pigments, et ses yeux et ses ailes s’étaient considérablement réduits par rapport aux autres espèces cafards connues. Il possédait également des antennes très longues, ce qui l’a probablement aidé à naviguer dans l’obscurité“.

Mais les analyses de ce spécimen montreront également quelque chose de peu commun, à savoir que ses pattes ne dressaient aucune épines sensibles.
Des épines qui permettent aux cafards de se protéger habituellement des prédateurs.
D’un autre côté, le chercheur expliquera que cela est tout à fait normal puisque les cafards comme celui-ci, qui vivent dans les grottes, n’ont pas ces épines car il n’y a pas ou peu de menace dans ce genre d’endroit.

De l’ambre dans une grotte ?

Évidement, vous allez certainement vous poser la même question que le chercheur si vous connaissais la composition de l’ambre.
Qu’un habitant des cavernes soit retrouvé dans de l’ambre paraît bien évidemment étrange, sachant que cette pierre n’est autre que de la sève d’arbres durcie.
Donc, le fait qu’il n’existe pas d’arbres dans les grottes permet à Peter Vršanský de s’imaginer que ce spécimen d’insecte se soit risqué un jour à errer près de l’entrée de sa cachette.
Il imagine donc que ce dernier se sera alors ensuite retrouvé piégé par des arbres qui poussaient à proximité.


Mulleriblattina bowangi

Mais ce cafard à un nom : Mulleriblattina bowangi.

Il appartenait à la famille des Nocticolidae, dont de nombreuses espèces de cette famille évoluent encore aujourd’hui dans des grottes.
Mais pour Peter Vršanský, ces cafards qu’il qualifie de plus “modernes”, ne sont pas directement liés à ceux du Crétacé.

Peter Vršanský, ira alors ensuite au fond des choses en reconstituant tout simplement l’arbre généalogique des Nocticolidae.

Il nous apprendra que celui-ci est apparu il y a 127 millions d’années, et se rendra compte que les espèces troglodytes ont également tendance à s’éteindre plus rapidement que les autres, malgré le fait qu’elles ont tendance à évoluer plus rapidement que celles évoluant en plein jour.

Une extinction probablement due à de la consanguinité ou d’un manque flagrant de matériel génétique.

Laisser un commentaire