Jean-Louis Maier compare les Verts à Hitler…

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Le bijoutier Jean-Louis Maier, situé à Lyon, explique pourquoi il a signé l’appel du monde économique pour faire barrage aux écologistes au second tour des élections. Mais l’argumentaire a plutôt de quoi surprendre

Une campagne toute en délicatesse

C’est sur le site LeProgres.fr que nous découvrons cette insolite histoire qui risque de ne pas plaire à tout le monde, surtout à l’aube de ces élections municipales.

C’est dans un podcast, diffusé sur Arte radio et consacré à « la droite contre le péril vert », que le bijoutier Jean-Louis Maier, qui possède une boutique située à Lyon, explique avec des allusions fortes pourquoi il a tout simplement contribué à l’appel du monde économique qui a circulé dans les milieux lyonnais. Un appel ouvertement lancé pour faire barrage aux Verts ce prochain dimanche 28 juin 2020.

Dans le podcast, il explique avant de déclarer que la « volonté » des Verts était de « casser toute croissance », et de donner son avis sur leur réserve envers « le tourisme de luxe » :

Je suis de droite, j’ai fait la campagne présidentielle de Fillon.
Je vends et développe des produits de luxe, s’ils sont élus, mon activité va être réduite, voire disparaître.

Et c’est peu de temps après qu’il lâchera son argument suprême :

Hitler était arrivé au pouvoir démocratiquement, ce n’était pas une bonne idée.

Écolos = nazis ?!

Le journaliste, semblant plutôt surpris par de tels propos, lui demande alors :

Ce n’est pas une comparaison un peu forte ?

Le bijoutier réponds alors « Non, non »

Le journaliste, très professionnel, insiste alors en lui demandant si il considère vraiment que le danger est ici, pour la population lyonnaise, au même niveau entre Bruno Bernard et Adolf Hitler et il répond :

Oui, répond Jean-Louis Maier. Quand vous avez perdu la démocratie, vous ne la récupérez pas facilement.



Écoutez l’émission ci-dessous !

(à écouter en entier mais passage à partir de 03:27 minutes)

Des propos partiellement assumés

Jean-Louis Maier reconnaîtra plus tard dans l’entretien que sa comparaison était peut-être un peu douteuse.

J’y ai été un peu fort sur le côté nazi, mais il faut être un peu excessif pour laisser un souvenir.

«Laisser un souvenir»… ?
Il semble bien que ce soit donc ici une mission accomplie…En espérant que certains ici ne voient pas cette ligne de défense comme une allusion aux souvenirs qu’a laissé Adolf Hitler à l’humanité…

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