Pourquoi un samedi 29 février 2020 et qu’est-ce qu’une année bissextile ?

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Vous le remarquez peut-être qu’aujourd’hui, samedi 29 février 2020, que le mois possède un jour supplémentaire : le 29. On dit de cette année  qu’elle est tout simplement bissextile



Mais si on le sait, les pourquoi du comment restent par contre un mystères pour de nombreuses personnes.
Comment expliquer par exemple cette étrangeté du calendrier ?

C’est sur le site numerama.com que je trouve alors réponse à mes interrogations, et une occasion de vous expliquer donc ce phénomène.
Mais pour le comprendre, il faut s’intéresser un minimum au mouvement de la Terre…Envie d’épater la galerie ce soir en expliquant à vos amis et proches le pourquoi du comment ? Et bien suivez le guide…

Un jour supplémentaire qui se glisse dans le calendrier en 2020

Nous somme aujourd’hui le samedi 29 février, qui marque en fait la présence d’un jour supplémentaire qui s’est glissé dans notre calendrier en 2020. Cette année est dite bissextile et dure donc 366 jours au lieu de 365. Ce qui signifie que notre mois de février actuel comporte en fait 29 jours au lieu de 28.
Mais ce qui est intéressant à relever, c’est de connaître la raison de cet ajout et surtout s’il a une utilité particulière…

Florent Deleflie, astronome à l’observatoire de Paris, expliquera alors à Numerama :

« On essaye de faire coïncider trois éléments qui n’ont aucun rapport : la rotation de la Terre (le jour), la révolution de la Lune (le mois) et la révolution de la Terre (l’année) »

Bon je vois qu’on a perdu déjà quelques personnes !
C’est sûr que là on est loin des traditionnels articles relatant l’histoire d’une femme qui accouche 2 fois à deux mois d’intervalle de deux hommes différents ou encore de l’annonce de ce restaurateur qui propose un stage de pénibilité aux cheminots et qui enflammera les réseaux sociaux !

Pour vous expliquer plus sereinement : la rotation de la Terre correspond au mouvement de la Terre sur son axe. On sait que sa période de rotation est d’environ 23 heures et 56 minutes.
Une lunaison, appelé également mois lunaire, correspond quant  à elle au temps que la Lune met pour faire un tour autour de la Terre. On sait que cela se comptabilise autour de 29 jours, 12 heures et 44 minutes.
Alors que la révolution de la Terre correspond au mouvement de la planète autour du Soleil. Sa période de révolution, pour la Terre, est de 365 jours, 5 heures et 48 minutes environ.

3 réalités sans lien

Ces trois réalités n’ont effectivement pas de lien.
Ce qui n’empêche pas notre calendrier de tenter de leur donner une cohérence, que ce soit avec les années, les mois et les jours.

Étant donné que l’année ne correspond pas vraiment à un nombre exact de jours, cette dernière est alors arrondie à 365 jours.
Et c’est pour rattraper ce décalage, qu’une journée est tout simplement ajoutée au calendrier tous les 4 ans. Même s’il existe quelques rares exceptions.
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué sur le coup, mais il y a bien eu 365 jours chaque année en 2017, 2018 et 2019.

Mais alors…que se passerait-il sans années bissextiles ?

Même si ôter 5 heures, 48 minutes et quelques secondes à une année peut sembler peu et anodin, il n’en reste pas moins que, si toutes les années ne duraient que 365 jours, cela finirait par provoquer un décalage conséquent.

Et c’est l’animation publiée sur Twitter par le planétologue James O’Donoghue, de la Jaxa (l’agence spatiale japonaise), que vous pouvez-voir ci-dessous qui illustre très bien ce résultat. Sa vidéo très explicite montre tout naturellement que, s’il n’existait jamais d’année bissextile, alors les saisons se décaleraient dans l’année. Vous l’avez compris : dans quelques centaines années, le mois de juillet qui reste pour nous un mois d’été, aurait lieu pendant l’hiver.




Mais alors, pourquoi un 29 février ?

Il faut remonter à l’Antiquité pour arriver à l’origine de cette idée d’intégrer un jour intercalaire pour rattraper ce décalage.

Il faut savoir que c’est le calendrier romain qui est utilisé avant la réforme du calendrier imposée par Jules César en 45 av. J.-C., et que ce dernier, composé de 355 jours, était organisé en 12 mois de 29 et 31 jours.
On se retrouvait alors avec une année qui commençait en « Martius », alors que « Februarius » était le dernier mois de l’année.
Mais pour rattraper le cycle solaire, un mois intercalaire sera alors ensuite ajouté à la fin de l’année, tous les 3 ans : « Mercedonius ».

Mais avec la réforme de Jules César, le calendrier devient alors solaire. Le résultat ne se fait pas attendre et  la longueur des mois est alors changée pour que l’année dure en fait 365 jours et un jour supplémentaire est ensuite ajouté tous les 4 ans entre le 24 et le 25 Februarus.
Ce jour précis est appelé « bis sextus ante calendas Martis ». Vous l’avez compris : ce terme va ensuite donner naissance au terme bissextil.

Ce calendrier est alors utilisé dans la majeure partie du monde occidental jusqu’en 1582 et se trouve ensuite remplacé progressivement par le calendrier grégorien.
Ce calendrier grégorien, que nous connaissons tous à présent, reprend alors le principe du jour intercalaire lors des années bissextiles en février, même si ce mois n’est plus le dernier de l’année.

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