Scandaleux : le passage d’un cercueil et le recueil des familles à Rungis facturés plusieurs centaines d’euros

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Le marché de Rungis facture plusieurs centaines d’euros les familles pour entreposer le corps d’un défunt dans leurs locaux et demandent 50€ pour se recueillir 1 heure !



Si on retrouve des failles dans le système pour aider le corps médical en termes de finances et de moyens, certains ne manquent pas d’originalité pour trouver l’argent où il peut paraître parfois honteux d’aller le chercher. Capitalisme et Covid-19 font depuis le début bon ménage…

Un nouveau scandale

(Vidéo de l’interview en bas de cet article)

Tous les moyens sont bons pour exploiter la misère humaine et ce Coronavirus est une occasion pour certains de mette de côté toute fierté et solidarité, en faisant exploser au grand jour leur tendance à vouloir capitaliser sur le malheur des autres…

C’est sur la chaîne d’information BFMTV que nous découvrons cette nouvelle qui a de quoi soulever de la colère chez certains !

Alors qu’elle est invitée sur le plateau de BFMTV mercredi soir, Sandrine Thiefine, la directrice des pompes funèbres de France, considère  qu’il n’est « pas acceptable » de facturer des familles pour entreposer le corps d’un défunt dans les locaux du marché de Rungis.

Faisant part de sa stupéfaction face à cette tarification, elle déclare :

« J’ai appris hier que le passage du cercueil à Rungis était payant pour les familles. Ça n’est pas acceptable.
On ne peut pas facturer aux familles un passage dans un entrepôt à Rungis »

On apprend donc qu’il faut s’acquitter d’une somme de 250 euros, pour qu’un corps puisse se trouver conservé une semaine sur les lieux qui accueillent habituellement le marché de la ville.
Il faut savoir qu’un entrepôt complet a même été reconverti en morgue face à la surcharge des services funéraires d’Île-de-France. Sur le total de ce forfait, comptez « à peu près 150 euros » de frais d’admission.


Payer 50 € pour se recueillir !

En France, nous avons six jours pour inhumer une personne. Mais bien évidement, le contexte de cette pandémie de Covid-19 rallonge considérablement les délais et entraîne évidement des dérogations des préfectures.

« À partir de là, à Rungis, on facture une journée supplémentaire 35 euros. Si la famille veut venir se recueillir, on lui laisse un espace pendant une heure pour 50 et quelques euros. Pour nous, expliquer aux familles qu’on est obligés de facturer cet endroit, c’est quand même très particulier. »

Face à cette situation, Sandrine Thiefine ne compte pas en rester là et souhaiterai interpeller  Didier Lallement sur cette situation.

« Le bâtiment a été réquisitionné par le préfet de police de Paris. Je pense que c’est important de lui poser la question. »

  • Source informations : BFMTV
  • Par Géraldine M.

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