Selon une étude scientifique, le coronavirus pourrait voyager jusqu’à 4 mètres d’un contaminé

Temps de lecture : 3 minutes

Ce sont des chercheurs chinois qui ont réalisé des prélèvements dans un service de réanimation d’un hôpital de Wuhan, berceau de l’épidémie en Chine, qui annoncent cette bien mauvaise nouvelles au travers de résultats publiés vendredi 10 avril



Des résultats qui mettent en évidence la présence du virus jusqu’à quatre mètres des patients. Mais pas de panique car l’étude a toutefois ses limites, étant donné qu’elle ne permet pas de détecter la quantité de virus viable.

Le Covid 19 et la distance de propagation

On sait déjà que le Coronavirus contamine à la fois les surfaces et l’air à proximité des patients. Mais si les gestes barrières conseillés par le gouvernement Français incite les gens à se tenir à 1 mètre les uns des autres, on découvre ce week-end qu’il faudrait peut-être compter aller jusqu’à quatre mètres. Ce sont effectivement les conclusions d’une étude réalisée dans un hôpital de campagne de Wuhan, berceau de l’épidémie, relayées et trouvée par notre rédaction sur le quotidien ouest-france.fr.

C’est une limite importante relevée par l’étude publiée par la revue des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies (CDC).
Cette étude scientifique sur le Covid 19 informe que le test employé permet de détecter la présence du virus, mais pas cependant la quantité de virus viable.
En d’autres termes, cela signifie que ce n’est pas parce que le virus éjecté dans l’air par les éternuements ou respirations des patients peut voler jusqu’à quatre mètres, que ces particules seront en quantité suffisante pour infecter quelqu’un.

L’étude sur le Coronavirus des chercheurs sur Wuhan

Pour réaliser cette étude, les chercheurs chinois ont réalisé des prélèvements dans un service de réanimation auprès de 15 patients de l’hôpital de campagne Huoshenshan de Wuhan, l’hôpital préfabriqué qui avait été construit en 10 jours par une armée d’ouvriers au début de l’épidémie dans la ville.
Un prélèvement effectué entre le 19 février et le 2 mars 2020, ainsi que dans un service de soins généraux sur 24 malades moins graves.

Ces prélèvements ont été effectués sur les sols, mais aussi les souris d’ordinateurs, les rambardes des lits, les poubelles, les masques des patients, les bouches d’aération, les équipements de protection des soignants ainsi que dans l’air des chambres à plusieurs endroits.

Les chercheurs concluront alors :

Le SARS-CoV-2 (covid-19) était largement distribué dans l’air et sur la surface d’objets dans les services de réanimation et de soins généraux, ce qui implique un risque potentiellement élevé de contamination pour les personnels soignants et les autres contacts proches.

Attention aux semelles des chaussures

Nous en parlions sur notre article au sujet des crachats par terre sur notre magazine la semaine dernière.

Le résultat sera pas vraiment sans surprise puisque les zones les plus contaminées se trouvaient en fait être près des patients en soins intensifs alors que les souris, suivies des poubelles et des lits et poignées de portes étaient quant à eux les objets les plus contaminés.

Mais il faut bien relever que la moitié des semelles des chaussures du personnel soignant avait également des traces de virus.
Les chercheurs, qui conseillent vivement de désinfecter les masques après utilisation, avant de les jeter, concluront :

Nous recommandons fortement aux personnes de désinfecter les semelles de leurs chaussures avant de sortir de services où se trouvent des patients du Covid-19.



Le coronavirus détecté dans l’air

Toujours selon cette étude scientifique, il faut savoir que l virus a aussi été détecté dans l’air et ce, plus souvent près du lit du patient que près des stations de travail des médecins.

Et c’est le fait de l’avoir trouvé une fois à quatre mètres du malade, qui leur fait écrire que :

la distance maximale de transmission d’un aérosol de SARS-CoV-2 pourrait être de quatre mètres.

Le virus a également été trouvé sur la bouche d’aération par où l’air des chambres est évacué. Ce qui n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les chercheurs qui estiment que, étant donné la contamination importante de l’environnement des patients, « l’isolement à domicile des personnes avec un Covid-19 suspecté pourrait ne pas être une stratégie efficace de contrôle ».

Si le mode principal de contagion du nouveau coronavirus est les gouttelettes, relativement grandes, produites quand on tousse ou éternue, il faut savoir également que nous émettons tous aussi des gouttelettes microscopiques en parlant et en respirant. Et cette présence du Covid-19 en quantités suffisantes à l’intérieur de ces gouttelettes fait l’objet d’un débat scientifique intense.

Par précaution et suite à cette étude, les États-Unis ont recommandé de se couvrir le visage. Un geste qui a pour objectif d’éviter que des personnes porteuses du virus, mais sans symptômes, ne contaminent d’autres gens en parlant ou tout simplement en respirant.

Laisser un commentaire