Trump accuse l’OMS d’être responsable de la crise du Covid 19 et lui coupe les vivres

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C’est encore une décision plutôt controversée, en pleine pandémie du Coronavirus, que Donald Trump a décidé de prendre ce mardi 14 avril 2020




Le Président des États-Unis a effectivement pris la décision de suspendre la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé.

Il faut dire que les États-Unis sont le principal bailleur et que ce geste inquiète de nombreuses personnes qui voient chaque jour ce Covid 19 décimer sa nation, le virus ayant tué plus de 2 200 personnes aux États-Unis en vingt-quatre heures.

Un nouveau bouc émissaire pour Trump ?

Alors qu’il est critiqué de toutes parts pour la lenteur extrême de sa réaction face à ce coronavirus qui décime de nombreux pays, Donald Trump refuse toujours de reconnaître ses propres erreurs.
Il fait même mieux puis qu’il semblera à présent se trouver, depuis mardi 14 avril, un nouveau bouc émissaire selon Vanity Fair.

C’est sur le site courrierinternational.com que nous découvrons cette actualité internationale très importante autour de la pandémie qui fait trembler la planète.

Une décision qui pourrait avoir des conséquences sanitaires

C’est donc tout naturellement que le président américain a annoncé la suspension de la contribution américaine à l’OMS. Cela pendant une période temporaire, le temps d’évaluer son rôle “dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus”.

Il faut savoir qu’à ce jour, Donald Trump reproche notamment à l’agence de l’ONU de s’être alignée sur les positions de la Chine.
Washington l’accuse en fait d’avoir initialement caché la dangerosité du virus lorsqu’il y a fait son apparition en décembre 2019.
Une action qui, selon lui, n’a pas permis de contenir l’épidémie “à sa source avec très peu de morts”.

Mais est-ce vraiment le moment adéquat pour bloquer les fonds de l’organisme, alors que le virus continue de faire des milliers de morts chaque jour dans le monde, dont plus de 2 200 ces dernières vingt-quatre heures aux États-Unis ?!

Il ne fait aucun doute que la décision de Trump pourrait avoir des conséquences sanitaires,comme l’estime la presse américaine et plus particulièrement Politico :

Les États-Unis contribuent plus que tout autre pays au financement de l’OMS, à hauteur de plus de 400 millions de dollars par an.
Ces coupes seront un coup dur pour cette organisation à l’heure où celle-ci “réalise des essais de vaccins, distribue des kits de dépistage et conseille les gouvernements du monde entier pour lutter contre le coronavirus.



L’OMS sur le banc des accusés

Le Washington Post, qui rappelle que l’organisation a repris au début de la crise “des déclarations du gouvernement chinois affirmant qu’il n’y avait pas de preuve de transmission d’humain à humain”, suit l’avis de son Président en déclarant qu’ « il y a des raisons d’être critique à l’égard de l’OMS”.

Mais il ne faut pas occulter le fait que, dans le même temps, Donald Trump a lui-même “accordé à la Chine le bénéfice du doute, la louant pour sa transparence, alors que ses agences de renseignement et ses conseillers l’avertissaient que le virus était beaucoup plus dangereux que le gouvernement chinois ne le laissait entendre”.

Cette décision de Donald Trump a suscité de nombreuses et vives critiques au sein de la communauté internationale, surtout parmi les scientifiques qui ne voient pas d’un bon oeil cette action de suspendre l’aide américaine à l’OMS qui “exacerbera la crise et coûtera la vie à des Américains”.

Mardi 14 avril, António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, ne manquera pas de réagir rapidement :

Ce n’est pas le moment de réduire le financement de l’OMS, qui est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19.

Plusieurs anciens responsables sanitaires qui ont travaillé sous des administrations républicaines et démocrates, déclarent dans les médias que la décision de Trump pourrait “exacerber la crise et coûter la vie à des Américains”.

On peut parler par exemple de l’expert Jeremy Konyndyk, qui a supervisé les efforts de l’administration Obama pour lutter contre l’épidémie d’Ebola en Afrique, qui déclare et concède dans le journal Business Insider que “la réponse de l’OMS à la pandémie de Covid-19 n’a pas été parfaite”.

Jeremy Konyndyk estime également :

Mais si nous nous mettons à attaquer l’OMS, c’est à nous que nous allons finir par faire du mal, car il sera plus difficile d’arrêter l’épidémie à l’échelle mondiale.

Du côté de l’hebdomadaire Newsweek, la décision du président américain reste “controversée” sur le plan sanitaire, mais a cependant le mérite d’exiger des réponses de la part de l’OMS, “notamment concernant la date à laquelle l’organisation a eu connaissance du fait que le virus a commencé à se transmettre d’humain à humain”.

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