Un policier de Nîmes restituait de faux billets aux gardés à vue

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Quelle drôle d’histoire aujourd’hui, avec un vrai policier à Nîmes, qui restituait de faux billets aux gardés à vue.

Un policier nîmois subtilisait les effets des personnes placées en garde à vue et les remplaçait tout simplement par des contrefaçons, comme de faux billets au lieu de coupures de 10 ou 20 euros ou encore une Rolex remplacée par une imitation.

Le policier a été mis en examen début décembre

Imaginez que vous soyez mis en garde à vue et que, lorsque vous sortiez de votre cage, vous vous retrouviez avec de faux billets au lieu de vos coupures de 10 ou 20 euros que vous aviez sur vous lors de votre arrestation. Pire encore, on parle par exemple ici d’une Rolex qui aurait été remplacée par une imitation.

C’est l’affaire qui touche un policier nîmois qui subtilisait tout simplement les effets des personnes placées en garde à vue, avant de les remplacer par des contrefaçons.

Ce fonctionnaire a tout simplement été mis en examen à Nîmes, le 4 décembre 2019 pour «vol par dépositaire de l’autorité publique, recel de vol, détention et utilisation de faux billets et association de malfaiteurs».

Il a donc été placé sous contrôle judiciaire et se trouve aujourd’hui suspendu de ses fonctions. Sans oublier que sa hiérarchie a bien évidement de son côté demandé sa radiation.

L’affaire éclate en novembre

C’est effectivement en novembre que l’affaire éclate. C’est une jeune femme qui est alors placée en garde à vue pour vol au commissariat de Nîmes qui soulève le lièvre et donne l’alerte après avoir demandé à ce que les billets de 10 et 20 euros, qui lui avaient été restitués à sa sortie, soient passés au détecteur.
Et là c’est la grande surprise puisque la machine confirme atout simplement ce qu’elle soupçonnait…Elle se retrouve avec des faux, qui se trouvent être plutôt grossiers car habituellement utilisés lors de tournages de cinéma.

Mais il faut savoir également que, quelques heures plus tôt, une autre personne s’était plainte pour les même raisons.

On se rendra alors très vite compte que c’était alors le même policier qui s’était chargé de la fouille, de la saisie et surtout de la restitution des effets de ces deux personnes arnaquées pendant leur garde à vue.


L’enquête de la police des police

Une enquête de la police des polices de Marseille est alors lancée et permet dans le feu de l’action de découvrir qu’un troisième homme placé en garde à vue avait saisi la justice neuf mois plus tôt.
Ce dernier affirmait alors qu’il était entré au commissariat avec une montre Rolex au poignet et s’était vu rendre une contrefaçon grossière à sa sortie.

Toutes ces accusations n’avaient pas vraiment été prises au sérieux sur le moment, jusqu’à ce que les enquêteurs découvrent un détail intéressant. Celui que c’était en fait le même gardien de la paix qui était intervenu dans cette affaire.

Il suffira ensuite d’une perquisition à son domicile, qui a permis de retrouver d’autres objets et de nombreuses liasses de faux billets, pour confirmer cette thèse que ce policier nîmois est bel et bien un escroc.

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