Un restaurateur propose aux cheminots un « stage de pénibilité » dans son restaurant !

Temps de lecture : 3 minutes

En voilà un qui a le sens de l’humour sarcastique en Hauts-de-Seine. Un patron propose effectivement aux cheminots un « stage de pénibilité » dans son restaurant

C’est un restaurateur de Boulogne-Billancourt qui perd patience face à la grève et qui fait pour le coup la une de notre magazine sur l’insolite aujourd’hui, alors qu’il s’est adressé avec ironie aux grévistes des transports en commun le jeudi 9 janvier.

Un mouvement social qui ne plait pas à tout le monde

On sait en effet que ce mouvement social fait perdre de l’argent à certaines entreprises, et plus particulièrement à ce chef, compliquant par la même occasion le quotidien de ses employés. Et c’est dans cet esprit de ras-le-bol que l’entrepreneur a déclaré sur Le Bon Coin chercher tout simplement à échanger son établissement…contre un poste à la RATP.
Nous vous proposons d’en découvrir un peu plus autour de cette histoire que nous avons trouvé sur le site de ouestfrance.fr

Mathias Danjou, est un restaurateur à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, qui a posté à sa manière, jeudi 9 janvier sur Le Bon Coin, une annonce insolite proposant d’échanger son restaurant contre un poste à la RATP.

Il avait déjà amorcé sa demande sarcastique le mardi 7 janvier en écrivant dans un message sur Facebook :

« Recherche des cheminots grévistes pour stage rémunéré de sensibilisation à la pénibilité »

Il faut dire que son établissement fait face à de graves difficultés financières. S’ajoutent à cela des difficultés d’organisation à cause des grèves des transports parisiens pour protester contre la réforme des retraites.

Mais à travers ces démarches amusantes, c’est tout un système que dénonce Mathias Danjou qui partage pour le coup les réalités de son quotidien de restaurateur en période de grève.
Il expliquera par exemple sur Facebook que sa Salle à manger a perdu pas moins de 20 000 euros de chiffre d’affaires et que les annulations de réservations se multiplient.

Une répercussion qui se fait douloureusement ressentir jusqu’à ses employés qui vivent des moments très difficiles.


Une révolte du restaurateur

Concrètement, cela se traduit par des gestes et des pratiques dont le patron se passerait bien. Il raconte par exemple avoir dû, à plusieurs reprises, payer des trajets en VTC de « 120 euros par-ci par-là de SA poche afin de ne pas laisser SES es salariés dans la galère ».

Mais son message le plus fort se trouvera encore une fois sur le réseau social :

« La pénibilité c’est ce que vivent les artisans, infirmiers, policiers, pompiers et j’en passe… Mais la pénibilité, ne me dis pas que tu sais ce que c’est vraiment. Donc viens faire un stage chez moi (je te paierai) et tu pourras alors parler de pénibilité, cher ami cheminot ».

Cette action peut porter à sourire, mais dans le fond, on parle ici de difficultés qui mettent en danger la vie d’autrui, et il est important de le souligner.
D’ailleurs, Mathias Danjou expliquera au quotidien régional qu’à la suite de la chute du chiffre d’affaires de son restaurant, il ne se verse plus aucun salaire et a dû retarder le règlement de ses fournisseurs afin de pouvoir continuer à payer ses salariés.

Un restaurateur qui se dit donc ouvertement « révolté » face à un mouvement qu’il juge pour sa part absolument « pas légitime ».

Source de l’information : ouest-france.fr | Vidéo : CNEW

Qu’est-ce qu’il en pense Grumpy Séraphin ? (c) Adipson

Illustration : Grumpy Séraphin par Creations-mascottes.com

19 pensées sur “Un restaurateur propose aux cheminots un « stage de pénibilité » dans son restaurant !

  • 14 janvier 2020 à 14 h 21 min
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    Mathias Quel génie comme d’habitude. Je ne m’en lasse pas 😂😂😂😂

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  • 14 janvier 2020 à 20 h 33 min
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    Bonjour Monsieur,
    Le cheminot que je suis est quelque peu irrité de lire votre mépris.
    En tant que conducteur je fais des horaires décalés et irréguliers, savez ce que c’est que de commencer à travailler à 01h30, finir à 09h00, pour reprendre à 20h40 et finir à 02h00?
    J’oubliais le principal, avec une seule rame TGV, je suis responsable de 30 millions € de matériel et de la vie de plus de 500 personnes, quand il s’agit d’une rame double, vous multipliez par 2.
    J’ai commencé ma carrière de cheminot à l’entretien de la voie, question pénibilité c’est l’équivalent des Travaux Publics.
    Et depuis 1993 je suis conducteur.
    Je ne ferai pas votre métier, et je vous le laisse, sans le critiquer, alors soyez humble et arrêtez vos préjugés qui sont extrêmement démagogues et déplacés.
    Vous déconsidérez des métiers que vous ne connaissez pas.

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    • 15 janvier 2020 à 15 h 26 min
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      Seriez vous à plaindre à ce point ? Vu le cumule de grèves que les cheminots affichent années après années ? Heureusement le contribuable est là pour payer ……….. la pénibilité est plus que partagée !

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      • 7 février 2020 à 9 h 56 min
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        Moi même restauratrice mon mari cheminot,vous êtes un bel idiot de parler de ce que vous ne connaissez pas. 36 ans de 3×8.debout à 3 h du matin,les week-end ,les jours de fêtes par tous les temps,nous sommes en montagnes et il fauit dégager les voies de la neige,parfois -15,-20°.pas la en famille pour Noël ou le jour de l’.an .et je peux vous en raconter encore et encore,arrétez de voir toujours mieux chez les voisins.mon mari est fatigué et accuse plus d’années qu’il n’en a.mon métier de restauratrice est difficile mais rien À VOIR avec mon cheminot de mari et je ne l’envie pas du tout.je garde ma place.

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    • 15 janvier 2020 à 16 h 15 min
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      Même avec des horaires décalés, ce n’est pas de la penibilite, comparer au matin qui sort en mer houleuse pour vous ramener à manger, du boulanger qui se leve à 4h tous les jours pour que vous ayez du pain frais, du policier qui courre après des malfaisants de tous poils, des urgentistes et infirmières qui eux travaillent même en faisant grève, alors les cheminots payés par les usagers que vous emmerdés depuis plus d’un mois. Vous n’avez plus la parole…..au boulot..!!

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    • 16 janvier 2020 à 10 h 25 min
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      Il fait un métier passionnant mais difficile. Il a raison de se plaindre de la perte de son CA. Lorsque vous êtes à votre compte, vous misez tout ce que vous avez. Ces pertes peuvent conduire à des licenciements et à la fermeture de son établissement. Licencier son personnel est pour les petits patrons douloureux, les liens se tissent, on travaille on mange ensemble, on est presque en famille…De plus il s’agit d’un investissement total, chose qu’un salarié ne vit pas, le risque de TOUT perdre est une épée de Damocles.Quant à la pénibilité elle est ressentie plus ou moins selon les personnes elle est essentiellement physique.Lui et son staff connaissent un rythme soutenu pendant les services, les coups de feu, c’est très physique. Lorsque la journée de travail est terminée, il doit encore penser aux commandes aux factures aux prélèvements Urssaf Klesia TP etc…Et s il tombe malade il doit aller quand même travailler.

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  • 14 janvier 2020 à 22 h 37 min
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    L’avantage c’est que dans une cuisine t’es pas exposé au produits chimiques ; aux vibrations; au rayonnement électromagnétique, aux horaire de nuits, aux astreintes; à l’atmosphère ATEX et aux matériels potentiellement explosif.

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    • 16 janvier 2020 à 10 h 35 min
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      Chaque métier a son défaut.
      Le rythme dans la restauration est très difficile, il y a tojours un appareil qui tombe n=en panne, une canalisation bouchée, un serveur qui n’est pas venu, un plongeur malade, une facture imprévue…c’est sans fin, les journées sont longues, lorsque vous devez attendre que les clients repartent pour ranger, nettoyer et pouvoir enfin aller vous coucher, épuisé…

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    • 16 janvier 2020 à 10 h 48 min
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      mais si , aussi …..Lol

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  • 15 janvier 2020 à 10 h 19 min
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    Je pense que si un cheminot débarque dans son restaurant un des ces jours, ce sera pas pour faire sa plonge à mon avis vu la tournure des messages sur facebook lol

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  • 15 janvier 2020 à 18 h 41 min
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    Je pense qu’il y a beaucoup de métiers aussi pénibles, sinon plus que le travail fait par un cheminot ou un conducteur de métro. Bloquer l’économie d’un pays, c’est grave.
    Michel

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  • 16 janvier 2020 à 11 h 09 min
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    Ce restaurateur devrait commencer par faire un stage de pénibilité dans les mines de Cobalt d’Afrique ou sur une plateforme pétrolière Off-Shore au lieu de pleunicher et de faire la leçon aux autres, même si c’est fait avec (plus ou moins) d’humour.
    Opposer les français entre eux, alors que nous sommes tous dans le même bain, un sport très français en fait.

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  • 17 janvier 2020 à 13 h 55 min
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    Je pense que Mathias n’a pas dans sa parenté un cheminot, qui, par exemple, a trimé sur les voies par tous les temps et à n’importe quel moment !! Si c’est le cas, ou sinon je peux dire de lui, avec tout le respect qui lui est dû qu’il a besoin qu’on lui rafraîchisse la mémoire (on peut la perdre à tout âge…), mais qu’il soit au moins respectueux !!

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  • 18 janvier 2020 à 10 h 44 min
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    Il explique ensuite que c’est de l’humour, comme précisé dans cet article et surtout dans la vidéo, mais on dirait un peu un dédouanement, un revirement de situation ? Un trop gros buzz inattendu de sa reflexion peut-être ?
    Mais chacun est libre de dire ce qu’il pense, dans le respect de tous et je ne vois pas d’irrespect dans les propos…juste du sarcasme et un peu de colère.

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  • 19 janvier 2020 à 1 h 40 min
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    On parle ici non pas de ceux aux entretiens des voies sauf si leur régime de retraite leur permet de partir a 55 ans. Un entrepreneur n’a de retraite que celle qu’il se construit par son travail après que l’état en ait pris 47%!

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  • 20 janvier 2020 à 6 h 17 min
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    Je pense que quelques membres de certains syndicats on un gros poil dans la main et préfère tout simplement rester bien au chaud chez eux ou devant un tas de palettes de bois en feu. Depuis mon âge de 14 ans j’ai travaillé durement, en horaires décalés également car les techniciens du spectacle travaillent tôt le matin et finissent tard le soir voir plutôt tôt le lendemain matin pour distraire des spectateurs. J’ai donné 44 années de travail, sans un jour de grève, et depuis mes 12 ans de retraite que j’estime avoir bien mérité je travaille toujours un peu pour arrondir mes fin de mois et m’offrir de meilleures vacances. Et oui ! Le travail c’est la santé mais c’est vrai que certaines personnes préfèrent être payées à ne rien faire !!!
    Heureusement que tous ces gens là, cheminots et autres, sont une minorité mais malheureusement ils em………. toutes une société de vrais travailleurs qui pour beaucoup se lèvent tôt le matin, font beaucoup de Kms, pour un smic en fin de mois. Ceux là méritent le respect.

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  • 12 février 2020 à 0 h 04 min
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    Monter les Français les uns contre les autres est un exercice que Macron sait bien pratiquer.
    Et si pour une fois on se battait tous ensemble ??????
    Cela ne durerait pas si longtemps.
    Pour ce qui est de cette réforme des retraites, ouvrons tous bien les yeux, tout le monde est concerné et heureusement que certains se rebelle.
    On devrait les encenser plutôt que de les critiquer.
    Quand à ce restaurateur comment fera-t-il tourner sa boutique lorsque les gens n’auront plus les moyens d’aller chez lui ?????

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  • 12 février 2020 à 23 h 05 min
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    J’adore les commentaires des éternelles rageux du service publique.
    À les écouter, la Sncf c’est l’eldorado: salaires très élevés pour une amplitude de travail quasi nulle, grosses primes sorties tout droit d’un autre temps, retraites payées par le contribuable, 15 ème mois, et autres billevesées.
    Les gens qui arrivent dans les cessions de recrutement avec ces idées toutes faites sont légion!
    Curieusement, lorsqu’on leur annonce la couleur, c’est à dire la majorité des postes en 3×8 ou jour/nuit, les week-end et le fait qu’ils ou elles peuvent avoir un poste loin de leur région, près de la moitié des candidats se barrent.
    Lorsqu’on annonce le salaire à la moitié restante, encore la moitier se barrent!
    Une fois le tri fait dans le quart restant, on se rend compte que la Sncf c’est finalement pas du tout attractif pour une belle planque.
    D’ailleurs, ceux et celles qui renoncent disent souvent qu’ils/elles ont plus de chances de gagner plus dans le privé et d’avoir moins de contraintes.
    Bon, ils y en a sûrement qui rêvent, mais pourquoi pas?
    Après il faut savoir ce qu’on veut.
    Tout ça pour dire que si le privé c’est vraiment le goulag, et qu’à côté de ça il y a des entreprises (Sncf, Ratp en tête) qui peuvent se permettre de payer les gens à rien branler, ben soit vous êtes maso, soit vous êtes cons pour ne pas y aller!
    En tous cas, arrêter de vous faire passer pour de braves travailleurs/travailleuses meritant(e)s, car tout compte fait c’est aussi pénible que des cheminots qui se plaignent.
    Pour finir, le restaurateur qui s’amusent à ce genre de remarque débile pour faire le buzz est un gros con.
    Je ferais bien un stage dans sa boutique, mais avant je rentrerai par la vitrine.
    Navré pour lui si des gens dans ce pays ont encore des convictions, et utilisent le droit de grève (oui, oui, c’est bien un droit!) pour se faire entendre et protester contre des lendemains qui déchantent.
    C’est vrai que la plupart des artisans ont une retraite pourrie car ils cotisent peu, mais avec tout ce qui est détourné (on ne déclare que ce qui passe par la carte bancaire, et le liquide c’est net de bénéfices), je dirais qu’il y a des choix à faire: ou bien on place l’argent pour sa sécurité, sinon on le garde pour ses affaires personnelles.
    À bon entendeur, et si j’écris ça c’est que je connais un paquet qui le font.
    Ah oui, dernière chose: quand je cherche un travail, je ne fais pas un listing des avantages que je peux avoir dans telle ou telle entreprise, et si c’était le cas je ne serais pas allé au chemin de fer malgré ce que vous en dite.

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