Un restaurateur propose aux cheminots un « stage de pénibilité » dans son restaurant !

Photo d'un restaurant - Crédits : Pexels
4.4
(698)

En voilà un qui a le sens de l’humour sarcastique en Hauts-de-Seine. Un patron propose effectivement aux cheminots un « stage de pénibilité » dans son restaurant

C’est un restaurateur de Boulogne-Billancourt qui perd patience face à la grève et qui fait pour le coup la une de notre magazine sur l’insolite aujourd’hui, alors qu’il s’est adressé avec ironie aux grévistes des transports en commun le jeudi 9 janvier.

Un mouvement social qui ne plait pas à tout le monde

On sait en effet que ce mouvement social fait perdre de l’argent à certaines entreprises, et plus particulièrement à ce chef, compliquant par la même occasion le quotidien de ses employés. Et c’est dans cet esprit de ras-le-bol que l’entrepreneur a déclaré sur Le Bon Coin chercher tout simplement à échanger son établissement…contre un poste à la RATP.
Nous vous proposons d’en découvrir un peu plus autour de cette histoire que nous avons trouvé sur le site de ouQu’estfrance.fr


Mathias Danjou, est un restaurateur à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, qui a posté à sa manière, jeudi 9 janvier sur Le Bon Coin, une annonce insolite proposant d’échanger son restaurant contre un poste à la RATP.

Il avait déjà amorcé sa demande sarcastique le mardi 7 janvier en écrivant dans un message sur Facebook :

« Recherche des cheminots grévistes pour stage rémunéré de sensibilisation à la pénibilité »

Il faut dire que son établissement fait face à de graves difficultés financières. S’ajoutent à cela des difficultés d’organisation à cause des grèves des transports parisiens pour protester contre la réforme des retraites.

Mais à travers ces démarches amusantes, c’est tout un système que dénonce Mathias Danjou qui partage pour le coup les réalités de son quotidien de restaurateur en période de grève.
Il expliquera par exemple sur Facebook que sa Salle à manger a perdu pas moins de 20 000 euros de chiffre d’affaires et que les annulations de réservations se multiplient.

Une répercussion qui se fait douloureusement ressentir jusqu’à ses employés qui vivent des moments très difficiles.


Une révolte du restaurateur

Concrètement, cela se traduit par des gestes et des pratiques dont le patron se passerait bien. Il raconte par exemple avoir dû, à plusieurs reprises, payer des trajets en VTC de « 120 euros par-ci par-là de SA poche afin de ne pas laisser SES es salariés dans la galère ».

Mais son message le plus fort se trouvera encore une fois sur le réseau social :

« La pénibilité c’est ce que vivent les artisans, infirmiers, policiers, pompiers et j’en passe… Mais la pénibilité, ne me dis pas que tu sais ce que c’est vraiment. Donc viens faire un stage chez moi (je te paierai) et tu pourras alors parler de pénibilité, cher ami cheminot ».

Cette action peut porter à sourire, mais dans le fond, on parle ici de difficultés qui mettent en danger la vie d’autrui, et il est important de le souligner.
D’ailleurs, Mathias Danjou expliquera au quotidien régional qu’à la suite de la chute du chiffre d’affaires de son restaurant, il ne se verse plus aucun salaire et a dû retarder le règlement de ses fournisseurs afin de pouvoir continuer à payer ses salariés.

Un restaurateur qui se dit donc ouvertement « révolté » face à un mouvement qu’il juge pour sa part absolument « pas légitime ».

Source de l’information : ouest-france.fr | Vidéo : CNEW

Qu’est-ce qu’il en pense Grumpy Séraphin ? (c) Adipson

Illustration : Grumpy Séraphin par Adipson

Comment avez-vous trouvé cette actu insolite ?

Cliquez-ici pour la noter !

à propos de l’auteur

Je suis Grumpy Séraphin. Un chat que l'on dit cynique et schizophrène.
Mais moi je dis Non Non Non... Je ne suis qu'un chat c'est tout !
Mais un chat qui ne supporte plus la bêtise humaine et qui décide de vous la recracher au visage comme une sale boule de poils coincée dans ma gorge.
Je récupère des informations étranges et insolites que je commente à ma manière.
Et si ça ne vous plaît pas...personne ne vous retient.

Ne râtez rien de nos publications ! Abonnez-vous !

Abonnement à la Newsletter. Recevez en direct les nouvelles publications sur le site sur votre email

16 Comments

  1. Bonjour Monsieur,
    Le cheminot que je suis est quelque peu irrité de lire votre mépris.
    En tant que conducteur je fais des horaires décalés et irréguliers, savez ce que c’est que de commencer à travailler à 01h30, finir à 09h00, pour reprendre à 20h40 et finir à 02h00?
    J’oubliais le principal, avec une seule rame TGV, je suis responsable de 30 millions € de matériel et de la vie de plus de 500 personnes, quand il s’agit d’une rame double, vous multipliez par 2.
    J’ai commencé ma carrière de cheminot à l’entretien de la voie, question pénibilité c’est l’équivalent des Travaux Publics.
    Et depuis 1993 je suis conducteur.
    Je ne ferai pas votre métier, et je vous le laisse, sans le critiquer, alors soyez humble et arrêtez vos préjugés qui sont extrêmement démagogues et déplacés.
    Vous déconsidérez des métiers que vous ne connaissez pas.

    • Seriez vous à plaindre à ce point ? Vu le cumule de grèves que les cheminots affichent années après années ? Heureusement le contribuable est là pour payer ……….. la pénibilité est plus que partagée !

    • Même avec des horaires décalés, ce n’est pas de la penibilite, comparer au matin qui sort en mer houleuse pour vous ramener à manger, du boulanger qui se leve à 4h tous les jours pour que vous ayez du pain frais, du policier qui courre après des malfaisants de tous poils, des urgentistes et infirmières qui eux travaillent même en faisant grève, alors les cheminots payés par les usagers que vous emmerdés depuis plus d’un mois. Vous n’avez plus la parole…..au boulot..!!

    • Il fait un métier passionnant mais difficile. Il a raison de se plaindre de la perte de son CA. Lorsque vous êtes à votre compte, vous misez tout ce que vous avez. Ces pertes peuvent conduire à des licenciements et à la fermeture de son établissement. Licencier son personnel est pour les petits patrons douloureux, les liens se tissent, on travaille on mange ensemble, on est presque en famille…De plus il s’agit d’un investissement total, chose qu’un salarié ne vit pas, le risque de TOUT perdre est une épée de Damocles.Quant à la pénibilité elle est ressentie plus ou moins selon les personnes elle est essentiellement physique.Lui et son staff connaissent un rythme soutenu pendant les services, les coups de feu, c’est très physique. Lorsque la journée de travail est terminée, il doit encore penser aux commandes aux factures aux prélèvements Urssaf Klesia TP etc…Et s il tombe malade il doit aller quand même travailler.

  2. L’avantage c’est que dans une cuisine t’es pas exposé au produits chimiques ; aux vibrations; au rayonnement électromagnétique, aux horaire de nuits, aux astreintes; à l’atmosphère ATEX et aux matériels potentiellement explosif.

    • Chaque métier a son défaut.
      Le rythme dans la restauration est très difficile, il y a tojours un appareil qui tombe n=en panne, une canalisation bouchée, un serveur qui n’est pas venu, un plongeur malade, une facture imprévue…c’est sans fin, les journées sont longues, lorsque vous devez attendre que les clients repartent pour ranger, nettoyer et pouvoir enfin aller vous coucher, épuisé…

  3. Je pense que si un cheminot débarque dans son restaurant un des ces jours, ce sera pas pour faire sa plonge à mon avis vu la tournure des messages sur facebook lol

  4. Je pense qu’il y a beaucoup de métiers aussi pénibles, sinon plus que le travail fait par un cheminot ou un conducteur de métro. Bloquer l’économie d’un pays, c’est grave.
    Michel

  5. Ce restaurateur devrait commencer par faire un stage de pénibilité dans les mines de Cobalt d’Afrique ou sur une plateforme pétrolière Off-Shore au lieu de pleunicher et de faire la leçon aux autres, même si c’est fait avec (plus ou moins) d’humour.
    Opposer les français entre eux, alors que nous sommes tous dans le même bain, un sport très français en fait.

  6. Je pense que Mathias n’a pas dans sa parenté un cheminot, qui, par exemple, a trimé sur les voies par tous les temps et à n’importe quel moment !! Si c’est le cas, ou sinon je peux dire de lui, avec tout le respect qui lui est dû qu’il a besoin qu’on lui rafraîchisse la mémoire (on peut la perdre à tout âge…), mais qu’il soit au moins respectueux !!

  7. Il explique ensuite que c’est de l’humour, comme précisé dans cet article et surtout dans la vidéo, mais on dirait un peu un dédouanement, un revirement de situation ? Un trop gros buzz inattendu de sa reflexion peut-être ?
    Mais chacun est libre de dire ce qu’il pense, dans le respect de tous et je ne vois pas d’irrespect dans les propos…juste du sarcasme et un peu de colère.

  8. On parle ici non pas de ceux aux entretiens des voies sauf si leur régime de retraite leur permet de partir a 55 ans. Un entrepreneur n’a de retraite que celle qu’il se construit par son travail après que l’état en ait pris 47%!

  9. Je pense que quelques membres de certains syndicats on un gros poil dans la main et préfère tout simplement rester bien au chaud chez eux ou devant un tas de palettes de bois en feu. Depuis mon âge de 14 ans j’ai travaillé durement, en horaires décalés également car les techniciens du spectacle travaillent tôt le matin et finissent tard le soir voir plutôt tôt le lendemain matin pour distraire des spectateurs. J’ai donné 44 années de travail, sans un jour de grève, et depuis mes 12 ans de retraite que j’estime avoir bien mérité je travaille toujours un peu pour arrondir mes fin de mois et m’offrir de meilleures vacances. Et oui ! Le travail c’est la santé mais c’est vrai que certaines personnes préfèrent être payées à ne rien faire !!!
    Heureusement que tous ces gens là, cheminots et autres, sont une minorité mais malheureusement ils em………. toutes une société de vrais travailleurs qui pour beaucoup se lèvent tôt le matin, font beaucoup de Kms, pour un smic en fin de mois. Ceux là méritent le respect.

Laisser un commentaire